mardi 2 février 2016

Une journée parfaite

C’est quoi pour vous une journée parfaite ? Un long dimanche d’été près d’une rivière à paresser dans l’herbe, une sortie dans la forêt à ramasser un bouquet de feuilles, peut-être, un nouveau livre à découvrir...

Dans Une journée parfaite, trois enfants et leur chat tigré égrènent leur moment de bonheur : un espace pour dessiner par terre avec des craies de toutes les couleurs, un atelier de pâtisserie, une soupe à mitonner pour de faux avec des herbes du jardin, un goûter improvisé sur la terrasse ou un fauteuil douillet où se lover et distribuer des caresses au chat.
ill Freya Blackwood

Une journée parfaite parle d’éveil et d’autonomie quant il s’agit de faire voler un cerf-volant ou de marcher en équilibre sur un muret. 

ill Freya Blackwood

Cet album met aussi en avant la complicité entre les enfants et les animaux : s’attarder avec les vaches dans un champ ou raconter des comptines au chat. 
Enfin, tout au long de l’album, une idée émerge : celle de prendre son temps, d’observer tout simplement. 
ill Freya Blackwood

Alors prenez le temps de lire, de dire et de contempler les images de cet album poétique. 
Car on le referme le sourire aux lèvres avec l’envie de dresser la liste de ces choses qui nous ravit. Un exercice  à réaliser avec les enfants qui auront, sans aucun doute, bien des idées sur les petits bonheurs du quotidien à réaliser.


Danny Parker,  Une journée parfaite, illustrations de Freya Blackwood, Grasset, 2015


mardi 26 janvier 2016

Ariol


ill. Marc Boutavant

Pourquoi c’est trop coucoule Ariol ? Parce que ses personnages, qui nous ressemblent tous un peu, racontent nos humeurs quotidiennes avec beaucoup d’humour. Portraits de 7 d’entre eux.

Ariol, le bon camarade sait être marrant, inventif mais aussi un poil trouillard et un brin bagarreur, surtout avec Tiburge, un copain de classe qui aime jouer les petits chefs.

Ramono, c’est le super pote, malin, partant pour vivre des aventures imaginaires ou réelles. Avec Ramono, préparez-vous à partager votre goûter car il a toujours une petite faim à combler. Souvent impertinent, il se permet des remarques bien senties aux adultes. C’est pourquoi, à l’école, Ramono est souvent puni de récré.

Bisbille, la copine discrète et attentionnée, est  secrètement amoureuse d’Ariol, qui, lui, n’a d’yeux que pour Pétula. Et quand  Bisbille réussit à détourner l’attention d’Ariol pour partager avec lui quelques heures hors de l’école, ce sont, pour elle,  de purs moments de bonheur.

Pharamousse, enroulé dans son écharpe quelle que soit la saison, Pharamousse est le peureux de la bande. Soit dispensé, soit enfermé dans les toilettes pendant les cours de sport, Pharamousse vante la quiétude et la non-violence. 

Monsieur Ribéra, le prof d’EPS, sifflet autour du coup, mène à coup de tintements sonores ses leçons. Doté, également, d’un tic verbal, son « effectivement » vient ponctuer chacune de ses interventions verbales. Et c’est un sujet bien drôle de moquerie, effectivement !  

Avoine, le père d’Ariol, a le bon goût des mots. Il tente de dédramatiser les jours gris d’Ariol avec des blagues qu’il invente à son intention. « Vaut mieux avoir le moral dans les chouquettes que dans les chaussettes… ». Evidemment, le message ne passe pas toujours…

Pendant les vacances, ou après l’école, Ariol rend visite à ses grands-parents : Mamie Asine ou papi 
Atole et mamie Annette, qui, eux, vivent près de la mer. Ramono fait souvent partie des invités. Le décalage dans la façon de vivre des uns et des autres est délicieux. Mamie Annette est fan de scrabble quant à mamie Asine, c’est club de bridge et petits gâteaux avec les amies. Alors quant Ariol arrive à l’improviste, pas facile de concilier les activités des uns et les désirs d’un enfant, surtout s’il y a, aussi, les devoirs de math à surveiller.



Emmanuel Guibert, Ariol, La fête à la grenouille, illustré par Marc Boutavant, Bayard, 2016

mercredi 13 janvier 2016

L'Imagier des saisons des petites bêtes

ill. de Gabriella Corcione, les petites bulles éditions


Le temps sonne à la porte des petites bêtes. Le « Tic tac tic tac » égrène les pages comme un sablier qui s’écoule… et introduit chaque scène.
Les petites bêtes, une famille d’oursons miniatures, savent s’adapter au temps qu’il fait. En hiver, elles s’enveloppent dans une couverture près de la cheminée et patientent en attendant que la température extérieure grimpe. Car dehors tout est blanc de neige.
Tandis quand été, elles se rafraîchissent derrière les volets fermés avant de pouvoir sauter dans les flaques.

L’Imagier des saisons des petites bêtes décrit l’alternance des saisons en mots et en images avec une vue en intérieur,  l’univers coquet d’une chaumière dont on explore les pièces avec curiosité et envie, et une  autre de l’extérieur avec différents points de vue sur le jardin.
ill. de Gabriella Corcione, les petites bulles éditions


ill. de Gabriella Corcione, les petites bulles éditions
Le chien et le chat, les compagnons du foyer, se glissent dans chaque page. Au lecteur de mettre le doigt dessus. Un imagier d’une grande douceur pour comprendre le passage des saisons.



Gabriella Corcione, Ingrid Chabbert, L’Imagier des saisons des petites bêtes, les petites bulles éditions, 2015